Parution du livre « La communication transparente. L’impératif de la transparence dans le discours des organisations. »

Bernard Dagenais et Amaia Errecart, collaborateurs du RESIPROC, signent deux chapitres dans ce nouvelle ouvrage consacré à l’impératif de transparence pesant sur les organisations.

Résumé :

La communication transparente.

La communication transparente. L’impératif de la transparence dans le discours des organisations. 

« La notion de transparence pénètre largement la construction comme la circulation des objets et des pratiques signifiantes de nos sociétés. De ce foisonnement de « transparence » dans plusieurs domaines (politique, économique, social, culturel), ce volume considère d’abord ce qui concerne les organisations et leur communication. L’organisation, qu’elle soit marchande, non marchande, politique ou publique, doit rendre poreux et transparents ses frontières et ses non-dits, dans l’objectif espéré de garantir la confiance de ses parties prenantes externes et internes.

Ce volume explore différentes manifestations et variantes de cet impératif de transparence en communication organisationnelle, en proposant des analyses d’auteurs scientifiques et professionnels de divers pays et continents. Cette notion est analysée comme objet de discours (communication sur la transparence) et comme processus (la transparence de la communication), en mobilisant des approches et concepts multiples afin d’offrir des clés de lecture innovantes d’un phénomène complexe. »

L’ouvrage est offert sur le site des Presses universitaires de Louvain.

AAC : Trente ans de recherches sur les communications organisationnelles en France

Rennes, les 9, 10 et 11 mars 2016

Appel à communications complet ici

Appel à communications : Trente ans de recherches sur les communications organisationnelles en FranceQuels bilans des recherches sur les pratiques d’information – communication organisationnelles ?Quelles problématiques et orientations théoriques? Quelles comparaisons internationales ? Quelles recherches émergentes ?

Colloque organisé par l’Equipe de recherches en sciences de l’information et de la communication CERSIC-PREFIcs (EA 4246) en etroite relation avec le Groupe d’Etudes et de recherches sur les communications organisationnelles – Org & Co et la Revue Française des Sciences de l’Information – communication

Avec le soutien sollicité :

de la Société Française des Sciences de l’Information et de la Communication (SFSIC), des revues “Sciences de la Société”, “Communication et organisation”, «  Communication et Management », du Conseil Régional de Bretagne, de Rennes Métropole, et du Conseil Scientifique de l’Université Rennes 2

Mesurer les actions de communication. Les conséquences ambivalentes de la mesurabilité d’Internet

Les outils de mesure sur internet réactivent une problématique déjà bien connue des communicateurs. Sommés de faire la preuve de l’efficacité de leurs actions, ces derniers ne peuvent en effet pour autant s’appuyer sur des résultats tangibles et indiscutables. Ainsi retrouve-t-on, par exemple, dans de nombreux manuels de communication, la célèbre formule attribuée à John Wanamaker et illustratrice de la position des annonceurs : « je sais qu’un dollar de publicité sur deux ne sert à rien, mais je ne sais pas quel est ce dollar ».

Cette tension initiale rendant complexes les rapports entre les communicateurs et leurs clients est certainement pour beaucoup dans la propension des premiers à s’exprimer sur le rôle de « la comm’ » : en l’absence de preuves irréfutables de son importance, il devient nécessaire de construire un discours d’accompagnement justifiant celle-ci (plus de détails dans cet article). Cependant, ce discours repose traditionnellement sur une opposition à la volonté de mesure systématique appliquée aux actions de communication. Les praticiens soulignent alors la complexité des retombées que celles-ci peuvent avoir, touchant beaucoup à des questions de représentations qui ne se laissent pas toujours synthétiser par un nombre de vues ou un impact directement repérables dans les ventes.

BernbachLe développement de la communication sur Internet a permis de simplifier plusieurs de ces points de tension, notamment dans la communication « push » classique. La traçabilité permise par ce support a rendu possible de fournir des chiffres précis sur le nombre de vues, de clics et de transformations provoqués par chaque campagne. Un langage commun fondé sur la mesure s’est donc institué entre annonceurs et communicateurs sans que ceux-ci ne s’en plaignent. Un grand pan de la publicité sur Internet, plutôt ciblé en fonction de mots-clés ou de thèmes précis abordés sur les sites fréquentés, partage effectivement avec le marketing direct ou la publicité sur le lieu de vente un objectif de ventes qui justifie le recours à des mesures d’efficacité en lien direct avec celles-ci1.

On remarquera même que cette mesurabilité est régulièrement devenue un argument de communication pour les acteurs de l’économie d’Internet (Rebillard, 2007). Face au désenchantement provoqué par l’effondrement de la bulle des années 2000, les discours d’accompagnement du tournant « participatif » d’Internet ont en effet fait force appel au caractère phénoménal des chiffres (Bouquillion, Matthews, 2010). C’est ainsi que des taux de croissance en terme de comptes créés de plus de 100 % par an ou des volumes de contenus partagés dépassant allégrement le million par minute ont été mis en avant pour témoigner de la nécessité pour les organisations d’investir ces nouveaux espaces communicationnels, cette seule dimension volumétrique court-circuitant la réflexion sur la valorisation de cette participation ou de cette audience.

Néanmoins, on peut se demander si cet apparent terrain d’entente entre communicateurs et annonceurs ne constitue pas une victoire à la Pyrrhus pour les premiers. Les mesures permises par Internet focalisent effectivement sur la visibilité d’un contenu ou le lien avec une action de l’internaute : afficher un contenu dans la zone visible de la page, cliquer sur une publicité, effectuer un achat, etc. Au fur et à mesure qu’Internet se voit affecter un plus grand rôle dans les stratégies de communication des entreprises, les objectifs de communication peuvent pourtant se révéler plus larges. Aux questions de notoriété et de ventes s’ajoutent des questions d’attitudes envers les entreprises et leurs produits ou de branding qui redeviennent difficiles à mesurer. Cependant, justifier de ce flou lorsqu’il s’agit d’évaluer les évolutions des représentations envers une marque ou du rôle d’un vecteur précis dans une démarche globale de communication s’avèrent d’autant plus délicat que les annonceurs ont été habitués à se voir présenter des chiffres permettant d’envisager le retour sur investissement de chaque action.

On court alors un double risque. Le premier consiste à voir la communication de plus en plus soumise à une logique d’évaluation relevant de l’unique promotion des ventes. Le second réside dans l’imposition d’évaluations support par support à des stratégies 360 censées jouer sur la complémentarité des relations permises par chacun de ces supports, et où, en toute logique gestionnaire, ceux permettant un lien avec les ventes risquent d’être préférés.

C’est ainsi qu’il devient difficile de justifier un lien qualitatif noué par une marque avec une audience sur des médias socionumériques si celui-ci ne débouche pas sur des ventes, alors que le contexte ne s’y prête pourtant pas. C’est ainsi aussi que la fonction des community managers, consistant en grande partie à éviter des crises ou à repérer des signaux faibles, peine à être reconnue puisqu’il est peu probable de pouvoir rendre compte de tout ce qui n’a pas eu lieu grâce aux actions mises en place. Les conséquences en matière d’affectation de budget ou de pérennité des postes sont patentes.

L’International Advertising Bureau (IAB), dont l’une des fonctions consiste à proposer des standards d’évaluation des actions de communication, a proposé plusieurs livres blancs à propos d’Internet qui sont disponibles sur son site. Ils ont le grand intérêt de distinguer des espaces au sein de ce support et de suggérer des indicateurs de performance différent selon les contextes. Ainsi, les médias socionumériques se voient associer des métriques plus en lien avec la viralité et les interactions provoquées. Il s’agit d’un premier pas permettant de lutter contre la réduction de la communication à la promotion des ventes. Cependant, ces mesures reposent encore sur les actions des internautes, seul élément mesurable. Or, celles-ci ne rendent pas compte de tout : la plupart des internautes ne manifesteront pas qu’ils ont vu ou apprécié un contenu par l’intermédiaire d’une action mesurable. De même, la complexité d’une attitude envers une marque et de son évolution ne se traduisent pas nécessairement ou ne sont pas fidèlement retranscrites dans une action. Enfin, la plupart de nos actions demeurent équivoques. Il convient donc pour les communicateurs de continuer à lutter pour faire reconnaître la non mesurabilité d’une partie de leur action et d’argumenter en faveur de la prise en compte de la globalité d’une stratégie. Il en va de la reconnaissance de la fonction communication dans sa spécificité ou de sa soumission aux contraintes d’autres logiques, notamment commerciales ou marketing.

Il est toujours aussi difficile de savoir quel dollar ne sert à rien…

1 Même si les critères permettant ces mesures peuvent être discutés.

Vers une politique de communication interne socialement responsable en période de restructuration

François Lambotte et Christine Donjean lancent la brochure Vers une politique de communication interne socialement responsable en période de restructuration. 

Vers une politique de communication interne socialement responsable en période de restructuration

Vers une politique de communication interne socialement responsable en période de restructuration

Ce guide fait suite à la publication en 2012 d’un rapport réalisé à la demande du SPF Emploi,Travail et Concertation sociale,soucieux d’explorer les pratiques de communication des organisations en période de changement et de restructuration. L’objectif était de détecter les pratiques de communication les plus adaptées et les plus respectueuses du bien-être des travailleurs en période de restructuration,de com- prendre les processus mis en œuvre,de les analyser pour produire des conclusions qui permettent d’outiller les organisations confrontées aux changements à impact social.

La brochure est disponible à cette adresse.

Captation du colloque «Communiquer dans un monde de normes»

Vidéos du colloque « Communiquer dans un Monde de Normes ». Colloque international organisé par GERIICO Lille 3, l’ICA et la SFSIC (ENPJJ, Roubaix, 7-9 mars 2012), dans lequel Valérie Lépine (GRESEC- Univ. Grenoble), Vincent Brulois (LabSIC, Univ. Paris 13), Catherine Coyette (UCL-Mons), Dany Baillargeon (Univ. Sherbrooke), Patrice de la Broise (GERIICO, Lille 3) présentent le résultat de ce qui deviendra le premier texte collectif du RESIPROC :

Baillargeon, D., Brulois, V., Coyette, C., David, M. D., Lambotte, F. et Lépine, V. (2013). Figures et dynamiques de la professionnalisation des communicateurs. Un miroir tendu aux associations en Belgique, en France et Canada. In D. Baillargeon et M. D. David (Eds.), La professionnalisation des communicateurs. Dynamiques, tensions et vecteurs (Vol. 1, pp. 12-32). Louvain-la-Neuve: Presses Universitaires de Louvain.

Vidéo «De la reconnaissance mutuelle et publique des professionnels de la communication», présentée lors du colloque «Communiquer dans un monde de normes», Roubaix (2012)

Vidéo «De la reconnaissance mutuelle et publique des professionnels de la communication», présentée lors du colloque «Communiquer dans un monde de normes», Roubaix (2012)

Refonder la communication en entreprise. De l’image au social

Vincent Brulois et Jean-Marie Charpentier

Ce livre questionne la communication en entreprise. Qu’en est-il de cette fonction, de son rôle, de son organisation ? Que disent les communicants de ce qu’on leur demande de faire ou de ce qu’ils aimeraient faire ? Comment évolue la communication dans le fonctionnement de l’entreprise et les pratiques quotidiennes de travail ? Nous parlerons de communication dans l’entreprise, donc de communication interne et nous justifierons la défense de ce qualificatif. L’écriture de ce livre provient à la fois d’un constat et d’une interrogation. Un constat étayé par l’expérience et l’enquête. Une interrogation soutenue par la réflexion et la mise en perspective.

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Acteurs de la communication des entreprises et organisations

Sous la direction de Valérie Lépine, Christelle Millet-Fourrier et Fabienne Martin-Juchat

PUG (Presses Universitaires de Grenoble) – Collection : Communication, médias et sociétés – juin 2014

La prédominance des logiques marketing dans les pratiques communicationnelles des organisations pose aujourd’hui question. Le souhait de voir évoluer et s’autonomiser les pratiques des professionnels en s’inspirant d’un renouvellement théorique et méthodologique a déjà été formulé dans les années 1990. Depuis, les pratiques ont-elles changé ? Quel état des lieux peut-on dresser ?

En partant à la rencontre de professionnels de la communication, ce livre apporte de nouveaux éléments de réponse. Certains confirment des tendances émergentes dès la fin des années 1980, d’autres infirment au contraire des idées reçues qui ne résistent pas au travail réflexif mené sur le terrain.
L’ouvrage s’adresse aux professionnels de la communication chez l’annonceur et en agence, consultants, enseignants-chercheurs en sciences de l’information et de la communication et étudiants des formations universitaires, technologiques et professionnelles en information – communication ; étudiants en IUT, BTS et écoles de communication.

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Invitation à l’industrie des communications : colloque sur la profession des communicateurs

Les 28 et 29 mai prochains, les professionnels et chercheurs en communication se donnent rendez-vous au campus Longueuil de l’Université de Sherbrooke pour un colloque gratuit et ouvert à tous organisé par le réseau international sur la professionnalisation des communicateurs (RESIPROC).

Ce colloque sera un point de rencontre unique entre les chercheurs universitaires et les praticiens du domaine des communications.

Au programme : présentations, plénières et tables rondes avec plusieurs professionnels des communications, dont :

  • Valérie Sapin, de l’Association des professionnels de la communication et du Marketing (APCM) et directrice marketing chez Gaz Métro;
  • Dominique Villeneuve, directrice générale de l’Association des agences de publicité du Québec (AAPQ);
  • Nicolas Marin, président du Conseil des directeurs médias du Québec (CDMQ) et directeur général de OMD;
  • Arnaud Granata, vice-président, directeur des contenus et rédacteur en chef chez Infopresse;
  • Sylvain Morissette, chef de la durection des communiacations, Société TC Transcontinental;
  • Plusieurs professeurs d’universités québécoises, américaines, françaises, belges et allemandes.

Voir la programmation complète du colloque : https://resiproc.org/wp-content/uploads/2015/04/resiproc2015_28-29-mai_programme-final.pdf

Lancement de la 2e étude sur les pratiques professionnelles en communication au Canada

Les professeurs Marc D. David, de l’Université de Sherbrooke, Marie-Eve Carignan, de l’Université de Sherbrooke, et Nadège Broustau, de l’Université du Québec à Montréal, en partenariat avec Ipsos Canada, TC Transcontinental, l’Association des agences de publicité du Québec (AAPQ) et l’Association des professionnels de la communication et du marketing (APCM), lancent aujourd’hui la deuxième édition de l’Étude sur les pratiques professionnelles en communication au Canada. Cette étude inédite permettra de mettre à jour et de modéliser les différentes pratiques professionnelles en communication au sein des entreprises et organismes canadiens. En questionnant les praticiens dans les différents domaines des communications à travers le Canada, les chercheurs souhaitent également mettre à la disposition de l’industrie un portrait réaliste de la place et du rôle des communications aujourd’hui dans les organisations. Cette deuxième édition de l’Étude permettra de mieux comprendre le contexte organisationnel, les acteurs impliqués ainsi que les dynamiques régissant les pratiques professionnelles en communication au Canada, en plus de suivre l’évolution des changements reliés aux pratiques d’affaires de l’industrie depuis la première édition de cette étude, il y a 5 ans. La participation à l’étude se fait de manière électronique. Le questionnaire anonyme est disponible en ligne, et y répondre prend approximativement une dizaine de minutes. Tous les professionnels canadiens des communications sont invités à y répondre et à partager l’invitation dans leurs réseaux. Des résultats de cette recherche seront par la suite diffusés au sein de l’industrie des communications et du marketing ainsi que dans le milieu académique.

Les résultats partiels seront présentés le 29 mai prochain lors d’un colloque organisé par le RESIPROC au campus de Longueuil de l’Université de Sherbrooke.

Renseignements :

Marie-Eve Carignan, professeure
Université de Sherbrooke
Téléphone : 819-821-8000, p. 63120

Belgique – France : quelle communication en entreprise?

L’entretien croisé avec Guillaume Aper (Association française de communication interne) et Christine Donjean (Association belge de communication interne) tel qu’il est paru dans le dernier numéro de Sociologies pratiques. Les propos sont recueillis par Philippe Robert-Tanguy et Vincent Brulois, un membre de la première heure du RESIPROC.

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Quelles sont les évolutions en cours de la communication en entreprise ? L’évolution est-elle la même en France et en Belgique ? Glissons-nous dans la conversation entre Guillaume Aper, Président de l’Association française de communication interne et Christine Donjean, Présidente de l’Association belge de communication interne

Ils font le constat que la communication de l’entreprise a d’abord été construite sur une répartition des tâches entre l’interne et l’externe. À l’heure du Web 2.0, on peut se demander ce que vaut cette distinction aujourd’hui ? Mais, en même temps, on remarque que l’entreprise est en tension : elle s’est éloignée de ses salariés et éprouve de la difficulté à communiquer au travail sur le travail. Plus que d’autres salariés, le communicant est confronté à ces difficultés. Mais chuuut, écoutons-les…

C’est dans les années 1980 que la communication de l’entreprise se déploie, se structure et se segmente en fonction de…

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