Appels à communication émanant de membres du RESIPROC

Plusieurs membres du RESIPROC participent à des appels à communication, que nous partageons ici.

AAC / Explorer la nature paradoxale des organisations hybrides

Les organisations hybrides sont mues par des valeurs, des idéaux et des mécanismes hétérogènes qui produisent des tensions qui les fragilisent.  À partir d’un dialogue entre professionnels et chercheurs, ce colloque explore les approches, méthodes, concepts et pratiques permettant de rendre compte de ces tensions et de la manière dont elles constituent l’hybridation organisationnelle.

Date limite d’envoi des communications : 10 février 2017.


AAC / Communiquer (sur) la radicalité

La radicalité politique – objet de nombreuses études en sociologie de l’action collective, mais aussi en philosophie – constitue un terrain d’enquête particulièrement fertile au regard de la variété des corpus qu’elle nourrit et des mobilisations qu’elle porte à gauche comme à droite. Lieu travaillé par des luttes symboliques visant la définition de la réalité (que celle-ci soit sociale, historique ou empirique), la parole radicale ressemble à cette « arène en réduction » dont parle Mikhaïl Bakhtine (1977 [1929] : 67). Une arène où s’illustrent, s’entrecroisent et s’affrontent visions du monde, idées, projets et dynamiques contradictoires. Ceci dit, malgré l’intérêt du terrain, les recherches dédiées à la radicalité, en communication politique comme en sciences du langage, n’en restent pas moins marginales. C’est à ce vide (au moins relatif) qu’entend répondre la présente journée d’étude en réunissant chercheurs pluridisciplinaires, professionnels et praticiens de la communication publique et politique.

Date limite d’envoi des communications : 15 février 2017

Parution du n°4 de la revue Communication & Professionnalisation

Dynamiques de professionnalisation en communication : entre ruptures et continuités, prescription et émancipation

Le réseau du RESIPROC est heureux de vous annoncer la parution du quatrième numéro de la revue scientifique Communication & Professionnalisation.

L’expansion et la segmentation des métiers de l’information et de la communication au sein des milieux professionnels, ces dernières années, ainsi que la multiplication de formations liées à la communication, sous toutes ses formes, rendent compte d’une dynamique de professionnalisation du secteur. Si cette dynamique est reconnue par les praticiens eux-mêmes, la difficulté à délimiter une expertise propre et des pratiques reconnues et légitimes persiste. Comment, en effet, départager le professionnel du praticien amateur ? Comment les communicateurs peuvent-ils faire valoir leur professionnalisme ? Comment peuvent-ils développer une identité de métier spécifique et comment définir celle-ci ? Dans quelle mesure le praticien peut-il exister professionnellement dans un monde de plus en plus communicant si son identité apparaît floue ou fragile ? Ce nouveau numéro vise à identifier les évolutions en cours dans le champ de la communication en entreprise et à analyser la posture des praticiens face à elles.

Commander le numéro au Presses universitaires de Louvain

 

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AAC – Colloque annuel du RESIPROC sur les parcours des communicateurs professionnels

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Appel à communications
Colloque annuel du RESIPROC 2017
11 et 12 mai 2017 | Université McGill (Montréal, Canada)

La profession de communicateur : parcours atypiques et recherche de statut

La profession de communicateur ou de communicatrice n’est pas un parcours unidirectionnel. Bien que les institutions d’enseignement de même que les associations professionnelles tentent, depuis nombre d’années, d’en baliser les trajectoires (Baillargeon et al., 2013), la complexité et la transdisciplinarité traversant la fonction communication dans les organisations rendent impossible – fort heureusement pourrait-on dire – de circonscrire les contours de ce qui fait “professionnel” en communication. Journalistes se convertissant aux relations publiques ou devenant producteurs de contenus (Baillargeon et al., 2016; Bernier et al., 2005); mathmen constituant les nouveaux communicateurs à l’aune du big data (Couldry et Turow, 2014; Messinger, 2014); responsables des RH endossant la fonction de communicateur interne (Talal, 2013), sans compter les croisements entre politique, marketing et communication (Kugler, 2006 ; Stenger, 2012) : autant d’indices que cette profession “échappe inévitablement à toute maîtrise systématique” (Champy, 2009, p. 84). Ainsi, l’observation de la polysémie et de l’équivocité des titres d’emploi (David and Motulsky, 2010; de la Broise, 2013), les fréquents amalgames professionnels et bifurcations floutant les frontières, les dynamiques d’entrée et sortie dans la profession, le foisonnement de formations “en communication” au courant de la vie témoignent de cette recherche constante de légitimation. Ce colloque international, organisé par le Réseau international sur la professionnalisation des communicateurs (RESIPROC), propose donc d’observer et d’interroger l’atypie du parcours professionnel en communication de sorte à en révéler les enjeux, les impacts sur la pratique effective de même que les tensions qu’elle engendre chez les praticiennes et praticiens, les associations et les milieux de formation. De plus, sept ans après la Grande enquête : vers une meilleure connaissance des pratiques en communication dans les organisations canadiennes (David & Motulsky, 2011), qui avait donné le coup d’envoi à la mise sur pied du RESIPROC, ce colloque sera l’occasion de présenter la deuxième édition de cette grande enquête menée auprès de plus de 700 professionnels de l’industrie.

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AAA – Trajectoires professionnelles en communication : atypies, hybridités et temporalités

Appel à articles – Communication & professionnalisation, vol.6, 2018

(Anciennement les Cahiers du Resiproc)

Les trajectoires professionnelles dans les métiers de la communication sont notoirement connues pour être atypiques. Bien que depuis de nombreuses années, nous ayons assisté à des tentatives de standardisation dans les établissements d’enseignement et dans les associations professionnelles (Baillargeon et al., 2013), souvent sous le coup d’une recherche de positionnement que d’un seul désir de rendre professionnelle la communication, les parcours professionnels des communicateurs demeurent hétérogènes (Coutant, 2009). La nature fondamentalement transdisciplinaire ou pluridisciplinaire de la communication appelle des professionnels aux compétences multiples, et aux postures éthiques parfois contradictoires (Maas et al., 2017). Se retrouvent ainsi confrontés des praticiens provenant de spécialisations aussi diversifiées que la sociologie, le marketing, la gestion, les ressources humaines, la politique, la psychologie.

Aussi voit-on des phénomènes de légitimation et de professionnalisation probants de cette atypie : capital professionnel bâti par « hopping » (McLeod, O’Donohoe et Townley, 2011; Nixon, 2003; Pratt, 2006) ou par des dynamiques de liens marchands (Cochoy, 2012); forte rhétorique sur le savoir, à défaut d’une pratique standardisée (Alvesson, 2004); quête constante et ambivalente d’un idéal déontologique et éthique (Maas et al., 2017); polysémie et équivocité des titres d’emploi (David et Motulsky, 2010); identification (ou «désidentification») à un statut professionnel (Jeffrey, Brunton, 2012); contestation du terme «professionnalisme» et croisement (nexus) d’importants questionnements théoriques et pratiques (Cheney et Aschcraft, 2007).

Cette quête incessante d’une professionnalité aboutit à une prolifération de formations et de certifications aux formats comme à la rigueur variables  (de la Broise et Morillon, 2014). Ainsi, les professionnels de la communication offrent des temporalités biographiques (Bessin, 2009; Dubar, 2004) atypiques, marquées par des retours aux études, de la formation tout au long de la vie, des oscillations entre projets personnels et projets professionnels, emploi en organisation et travail autonome ou consultation.

Par ailleurs, malgré des efforts de standardisation de la profession, la communication continue d’être le théâtre d’hybridations professionnelles. Les journalistes deviennent relationnistes ou producteurs de contenus (Baillargeon et al., 2016; Bernier et al., 2005); les mathmen deviennent les nouveaux communicateurs à l’aune du big data (Couldry et Turow, 2014; Messinger, 2014); les responsables des RH endossent la fonction de communicateur interne (Talal, 2013). Soulignons aussi les fertilisations croisées entre politique, marketing et communication (Kugler, 2006 ; Stenger, 2012) Bref, autant d’indices que cette profession “échappe inévitablement à toute maîtrise systématique” (Champy, 2009, p. 84).

Depuis le lancement, en 2011, du RESIPROC, entre autres sous le coup du dévoilement de la Grande enquête sur les pratiques généralement admises (David et Motulsky, 2010), les activités du Réseau ont pu relever l’atypie des parcours des professionnels, dont la reconnaissance demeure constamment à faire. Soumise à des tensions (Baillargeon et al. 2013), à des dispositifs d’apprentissage instables (Lépine et David, 2014), à des transformations portées par le numérique (Coutant et Domenget, 2015), des prescriptions et des dynamiques d’émancipation (Brulois et al., 2017); des tensions éthiques (Maas et al., à paraître), cette professionnalisation reste à légitimer.

Pour cette 6e parution de Communication & professionnalisation, les auteurs sont invités à soumettre des réflexions théoriques, empiriques ou pratiques sur les trajectoires des professionnels de la communication.

Plus particulièrement, mais de façon non exclusive, sont attendues des réflexions portant sur les quatre axes suivants :

  1. les différentes temporalités professionnelles des communicateurs : temps de formation et temps professionnels; les chevauchements de ces temporalités et les dynamiques socioprofessionnelles (mise à jour nécessaire des connaissances, mutation des pratiques sous le coup du numérique, mondialisation et mobilité, injonctions des associations professionnelles, etc.) les engendrant;
  2. les hybridités des parcours : comment différentes professions se chevauchent, se contaminent, se combinent avec les tensions que ces amalgames génèrent et participent ou non à la professionnalisation;
  3. l’(a)typie des parcours de formation, qu’ils soient institutionnalisés ou non, de même que les rationalités derrière leur existence;
  4. les vecteurs influant ces trajectoires, qu’ils soient d’ordres déontologiques, économiques, éthiques, politiques, sociotechniques.

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[Extension] AAA : Créativité et organisation : une tension communicationnelle

Deux membres du RESIPROC, Dany Baillargeon et Alexandre Coutant, lancent un appel à article :

Créativité et organisation : une tension communicationnelle

Nouvelle date limite de réception des propositions :
31 janvier 2017

 Nombre d’auteurs ont abordé la relation organisation et créativité du point de vue de la gestion de l’innovation (Auger, 2009 ; Hauch, 2002 ; King, 1990 ; Paris, 2007), du climat ou, encore, des conditions facilitatrices (Amabile et al., 1996). Plusieurs ont investi le champ des industries créatives et de la sociopolitique de la créativité et de l’innovation, tentant de repérer les conditions socioéconomiques produisant des externalités créatives (Delgado, Porter et Stern, 2010 ; Florida, 2003 ; Hutton, 2006 ; Simon, 2009).

 Toutefois, la dimension communicationnelle est souvent occultée, comme si les fonctions et les structures se vivaient hors des interactions et des relations (Trujillo, 1983).

 Ainsi, quel rôle joue la communication organisationnelle dans sa dissémination, sa légitimation ou, à l’inverse, son inhibition ? Comment, d’un point de vue communicationnel, performe-t-on ou incarne-t-on la créativité au sein des organisations (Cooren, 2010 ; Gaertner, 2010), et comment se transmettent et se débattent les différentes idéologies de la créativité (Baillargeon, 2014 ; Hackley et Kover, 2007) entre les corps de métiers (Drazin, 1990, Drazin et al., 1999 ; Hirschman, 1989), malgré l’apparente incommunicabilité de la nature même de la création (Paris, 2010). Ainsi, nous proposons d’encourager l’étude de la créativité en interrogeant le caractère constitutif ou organisant des tensions, des performances et des discours faits au nom de cette créativité.

Pour plus de détails sur les modalités de proposition, les axes à développer, consultez l’appel à communication à l’adresse suivante : http://communiquer.revues.org/1839

AAA : Créativité et organisation : une tension communicationnelle

Deux membres du RESIPROC, Dany Baillargeon et Alexandre Coutant, lancent un appel à article :

Créativité et organisation : une tension communicationnelle

Date limite de réception des propositions : 15 décembre 2016

 Nombre d’auteurs ont abordé la relation organisation et créativité du point de vue de la gestion de l’innovation (Auger, 2009 ; Hauch, 2002 ; King, 1990 ; Paris, 2007), du climat ou, encore, des conditions facilitatrices (Amabile et al., 1996). Plusieurs ont investi le champ des industries créatives et de la sociopolitique de la créativité et de l’innovation, tentant de repérer les conditions socioéconomiques produisant des externalités créatives (Delgado, Porter et Stern, 2010 ; Florida, 2003 ; Hutton, 2006 ; Simon, 2009).

 Toutefois, la dimension communicationnelle est souvent occultée, comme si les fonctions et les structures se vivaient hors des interactions et des relations (Trujillo, 1983).

 Ainsi, quel rôle joue la communication organisationnelle dans sa dissémination, sa légitimation ou, à l’inverse, son inhibition ? Comment, d’un point de vue communicationnel, performe-t-on ou incarne-t-on la créativité au sein des organisations (Cooren, 2010 ; Gaertner, 2010), et comment se transmettent et se débattent les différentes idéologies de la créativité (Baillargeon, 2014 ; Hackley et Kover, 2007) entre les corps de métiers (Drazin, 1990, Drazin et al., 1999 ; Hirschman, 1989), malgré l’apparente incommunicabilité de la nature même de la création (Paris, 2010). Ainsi, nous proposons d’encourager l’étude de la créativité en interrogeant le caractère constitutif ou organisant des tensions, des performances et des discours faits au nom de cette créativité.

Pour plus de détails sur les modalités de proposition, les axes à développer, consultez l’appel à communication à l’adresse suivante : http://communiquer.revues.org/1839

Appel à articles : Les questions d’éthique et déontologiques dans la professionnalisation des communicants

Le colloque international qui s’est tenu à Agadir du 18 au 20 mai 2016 a permis d’interroger la notion d’éthique en lien avec la professionnalisation des communicants au travers de différents aspects. La revue Communication et professionnalisation lance un appel à articles pour son numéro 5 afin d’approfondir la réflexion autour de six points non exclusifs (des propositions liées au sujet général mais non directement liées à un des points suivants sont acceptables) :

  • La formation des communicants à l’éthique de la communication
  • Régulation de la profession : production et réception des chartes, codes…
  • Les modèles de prise de décision éthique des communicants dans le contexte organisationnel actuel
  • La relation entre éthique des communicateurs et RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises)
  • Interculturalité, communication et éthique.
  • La communication responsable

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