Archives pour la catégorie Communication et professionnalisation (Cahiers du RESIPROC)

Parution du n°4 de la revue Communication & Professionnalisation

Dynamiques de professionnalisation en communication : entre ruptures et continuités, prescription et émancipation

Le réseau du RESIPROC est heureux de vous annoncer la parution du quatrième numéro de la revue scientifique Communication & Professionnalisation.

L’expansion et la segmentation des métiers de l’information et de la communication au sein des milieux professionnels, ces dernières années, ainsi que la multiplication de formations liées à la communication, sous toutes ses formes, rendent compte d’une dynamique de professionnalisation du secteur. Si cette dynamique est reconnue par les praticiens eux-mêmes, la difficulté à délimiter une expertise propre et des pratiques reconnues et légitimes persiste. Comment, en effet, départager le professionnel du praticien amateur ? Comment les communicateurs peuvent-ils faire valoir leur professionnalisme ? Comment peuvent-ils développer une identité de métier spécifique et comment définir celle-ci ? Dans quelle mesure le praticien peut-il exister professionnellement dans un monde de plus en plus communicant si son identité apparaît floue ou fragile ? Ce nouveau numéro vise à identifier les évolutions en cours dans le champ de la communication en entreprise et à analyser la posture des praticiens face à elles.

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AAA – Trajectoires professionnelles en communication : atypies, hybridités et temporalités

Appel à articles – Communication & professionnalisation, vol.6, 2018

(Anciennement les Cahiers du Resiproc)

Les trajectoires professionnelles dans les métiers de la communication sont notoirement connues pour être atypiques. Bien que depuis de nombreuses années, nous ayons assisté à des tentatives de standardisation dans les établissements d’enseignement et dans les associations professionnelles (Baillargeon et al., 2013), souvent sous le coup d’une recherche de positionnement que d’un seul désir de rendre professionnelle la communication, les parcours professionnels des communicateurs demeurent hétérogènes (Coutant, 2009). La nature fondamentalement transdisciplinaire ou pluridisciplinaire de la communication appelle des professionnels aux compétences multiples, et aux postures éthiques parfois contradictoires (Maas et al., 2017). Se retrouvent ainsi confrontés des praticiens provenant de spécialisations aussi diversifiées que la sociologie, le marketing, la gestion, les ressources humaines, la politique, la psychologie.

Aussi voit-on des phénomènes de légitimation et de professionnalisation probants de cette atypie : capital professionnel bâti par « hopping » (McLeod, O’Donohoe et Townley, 2011; Nixon, 2003; Pratt, 2006) ou par des dynamiques de liens marchands (Cochoy, 2012); forte rhétorique sur le savoir, à défaut d’une pratique standardisée (Alvesson, 2004); quête constante et ambivalente d’un idéal déontologique et éthique (Maas et al., 2017); polysémie et équivocité des titres d’emploi (David et Motulsky, 2010); identification (ou «désidentification») à un statut professionnel (Jeffrey, Brunton, 2012); contestation du terme «professionnalisme» et croisement (nexus) d’importants questionnements théoriques et pratiques (Cheney et Aschcraft, 2007).

Cette quête incessante d’une professionnalité aboutit à une prolifération de formations et de certifications aux formats comme à la rigueur variables  (de la Broise et Morillon, 2014). Ainsi, les professionnels de la communication offrent des temporalités biographiques (Bessin, 2009; Dubar, 2004) atypiques, marquées par des retours aux études, de la formation tout au long de la vie, des oscillations entre projets personnels et projets professionnels, emploi en organisation et travail autonome ou consultation.

Par ailleurs, malgré des efforts de standardisation de la profession, la communication continue d’être le théâtre d’hybridations professionnelles. Les journalistes deviennent relationnistes ou producteurs de contenus (Baillargeon et al., 2016; Bernier et al., 2005); les mathmen deviennent les nouveaux communicateurs à l’aune du big data (Couldry et Turow, 2014; Messinger, 2014); les responsables des RH endossent la fonction de communicateur interne (Talal, 2013). Soulignons aussi les fertilisations croisées entre politique, marketing et communication (Kugler, 2006 ; Stenger, 2012) Bref, autant d’indices que cette profession “échappe inévitablement à toute maîtrise systématique” (Champy, 2009, p. 84).

Depuis le lancement, en 2011, du RESIPROC, entre autres sous le coup du dévoilement de la Grande enquête sur les pratiques généralement admises (David et Motulsky, 2010), les activités du Réseau ont pu relever l’atypie des parcours des professionnels, dont la reconnaissance demeure constamment à faire. Soumise à des tensions (Baillargeon et al. 2013), à des dispositifs d’apprentissage instables (Lépine et David, 2014), à des transformations portées par le numérique (Coutant et Domenget, 2015), des prescriptions et des dynamiques d’émancipation (Brulois et al., 2017); des tensions éthiques (Maas et al., à paraître), cette professionnalisation reste à légitimer.

Pour cette 6e parution de Communication & professionnalisation, les auteurs sont invités à soumettre des réflexions théoriques, empiriques ou pratiques sur les trajectoires des professionnels de la communication.

Plus particulièrement, mais de façon non exclusive, sont attendues des réflexions portant sur les quatre axes suivants :

  1. les différentes temporalités professionnelles des communicateurs : temps de formation et temps professionnels; les chevauchements de ces temporalités et les dynamiques socioprofessionnelles (mise à jour nécessaire des connaissances, mutation des pratiques sous le coup du numérique, mondialisation et mobilité, injonctions des associations professionnelles, etc.) les engendrant;
  2. les hybridités des parcours : comment différentes professions se chevauchent, se contaminent, se combinent avec les tensions que ces amalgames génèrent et participent ou non à la professionnalisation;
  3. l’(a)typie des parcours de formation, qu’ils soient institutionnalisés ou non, de même que les rationalités derrière leur existence;
  4. les vecteurs influant ces trajectoires, qu’ils soient d’ordres déontologiques, économiques, éthiques, politiques, sociotechniques.

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Appel à articles : Les questions d’éthique et déontologiques dans la professionnalisation des communicants

Le colloque international qui s’est tenu à Agadir du 18 au 20 mai 2016 a permis d’interroger la notion d’éthique en lien avec la professionnalisation des communicants au travers de différents aspects. La revue Communication et professionnalisation lance un appel à articles pour son numéro 5 afin d’approfondir la réflexion autour de six points non exclusifs (des propositions liées au sujet général mais non directement liées à un des points suivants sont acceptables) :

  • La formation des communicants à l’éthique de la communication
  • Régulation de la profession : production et réception des chartes, codes…
  • Les modèles de prise de décision éthique des communicants dans le contexte organisationnel actuel
  • La relation entre éthique des communicateurs et RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises)
  • Interculturalité, communication et éthique.
  • La communication responsable

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Le communicateur bousculé par le numérique. Quelles compétences à transmettre ?

Lancement du 3e numéro des cahiers du RESIPROC

Le communicateur bousculé par le numérique. Quelles compétences à transmettre ?

Cette troisième livraison des Cahiers du RESIPROC, pilotée par Alexandre Coutant et Jean-Claude Domenget, invite à renouveler l’approche des métiers du communicateur face à l’essor conjoint du numérique et d’Internet. Elle vise à répondre à un ensemble de questions en apparence simples : un communicateur numérique est-il différent d’un communicateur classique ? Les formations en communication doivent-elles être repensées ? De nouvelles compétences viennent-elles s’ajouter ou se substituer à celles traditionnellement attendues d’un communicateur ? Est-il plus pertinent de qualifier ces métiers par le support qu’ils emploient ou la finalité de communication demeure-t-elle primordiale ? Dans un premier temps, les textes rassemblés analysent comment le communicateur se trouve bousculé par le numérique et dans un second soulèvent la question des compétences à transmettre.

Téléchargez l’avant-propos (pdf – 269 k).

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Lancement du volume n°2 des cahiers du  RESIPROC « Pratiques et réflexions autour des dispositifs d’apprentissage et de formation des communicateurs »

Valérie Lépine (Université de Grenoble Alpes) et Marc D. David (Université de Sherbrooke) ont le plaisir d’annoncer la publication du volume N°2 des Cahiers du RESIPROC : « Pratiques et réflexions autour des dispositifs d’apprentissage et de formation des communicateurs » (ISSN 2294-9844, décembre 2014 – 206 p).

Cette seconde édition des Cahiers du RESIPROC est consacrée aux enjeux, aux modalités d’apprentissage et aux conséquences de la formation des communicateurs. La dispersion en de nombreux domaines ou activités des métiers de la communication invite à réinterroger le socle des compétences communes et des compétences spécialisées nécessaires à l’exercice de ces métiers. Ce numéro invite à penser l’articulation, dans un domaine particulièrement exposé à des évolutions incessantes, entre pratiques professionnelles et formation en communication.

Information complète et commande du numéro : http://pul.uclouvain.be/fr/livre/?GCOI=29303100660830

Téléchargez l’avant-propos (pdf – 408 k)