Archives du mot-clé atypies

Croisements, atypies et émergences dans les métiers du journalisme et de l’information

Pré-lancement du numéro 8 de Communication & Professionnalisation

Les métiers de l’information et du journalisme, pourtant sous l’égide d’une forte déontique et d’institutions en apparence plus stabilisées, sont soumis à des vecteurs d’atypies qui bousculent les parcours de professionnalisation. D’abord dans les mou­vements intra-organisationnels qui obligent parfois les professionnels de l’informa­tion à endosser des fonctions managériales voire marketing, mais également sous la force des modèles économiques en pleine crise, qui appellent une nouvelle employabi­lité des journalistes. Ces tensions génèrent diverses dynamiques d’hybridations : journaliste-relationniste, journaliste-producteur de contenu, communicateurs poli­tiques. Faisant suite au numéro Trajectoires professionnelles en communication : atypies, hybridités et temporalités (n° 7, 2018), ce numéro met en lumière les atypies et croisements spécifiques animant le secteur de l’information-communication.

Directions du numéros :

  • Dany Baillargeon (Université de Sherbrooke, Canada)
  • Alexandre Coutant (Université du Québec à Montréal, Canada)

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De l’atypie des parcours à un «modèle» de dircom : nouvel article du no 7 de Communication & professionnalisation

« De l’atypie des parcours à un «modèle » de dircom » s’ajoute au numéro au numéro 7 de Communication & professionnalisation intitulé « Trajectoires professionnelles en communication : atypies, hybridités et temporalités ».

cover_issue_123_fr_frDans cet article, Elise Le Moing-Maas et Jean-Claude Domenget questionnent la construction de la professionnalisation des directeurs de la communication au regard de l’originalité, de l’atypie de leur parcours. Deux axes ont retenu leur attention : la formation des directeurs de la communication et la reconnaissance de la fonction à un niveau managérial. Les auteurs présentent quatre résultats principaux. En effet, les dircoms mettent en scène leur récit de vie, lequel participe à développer une figure de dircom. Au delà d’une diversité de profils, voire de parcours atypiques, il se dégage un « modèle » de dircom, basé non sur des savoir-faire mais sur des qualités humaines communes : curiosité, engagement, pédagogie… Ce modèle se construit sur la relation au management et au directeur général plus particulièrement. De cette relation s’affirme une certaine forme de reconnaissance que les dircoms qualifient de stratégique, d’engageante… Ces qualificatifs peuvent également être appliqués aux pratiques propres à la fonction, pratiques qui se rapprochent de celles que Champy caractérise comme étant prudentielles.

Communication & professionnalisation conserve ouverts ses numéros thématiques, de sorte à recevoir de nouvelles contributions et ainsi enrichir, de façon incrémentielle, les différents thèmes. Une fois l’appel à contributions considéré comme fermé, les responsables éditoriaux closent le numéro en posant un regard rétrospectif sur les articles reçus.

Lancement du numéro 7. Trajectoires professionnelles en communication : atypies, hybridités et temporalités

Lancement du numéro 7 de Communication & professionnalisation

Direction de numéro :
Dany Baillargeon, Université de Sherbrooke
Alexandre Coutant, Université de Sherbrooke

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Les trajectoires professionnelles dans les métiers de la communication sont notoirement connues pour être atypiques. Bien que depuis de nombreuses années, nous ayons assisté à des tentatives de standardisation dans les établissements d’enseignement et dans les associations professionnelles, souvent sous le coup d’une recherche de positionnement que d’un seul désir de rendre professionnelle la communication, les parcours professionnels des communicateurs demeurent hétérogènes. La nature fondamentalement transdisciplinaire ou pluridisciplinaire de la communication appelle des professionnels aux compétences multiples, et aux postures éthiques parfois contradictoires. Se retrouvent ainsi confrontés des praticiens provenant de spécialisations aussi diversifiées que la sociologie, le marketing, la gestion, les ressources humaines, la politique, la psychologie. Ce numéro propose d’observer les différentes temporalités professionnelles des communicateurs, les hybridités des parcours, l’(a)typie des parcours de formation et les vecteurs influant ces trajectoires.

 

Captations du colloque 2017 «La profession de communicateur : parcours atypiques et recherche de statut»

Les 11 et 12 mai 2017, à l’Université McGill, avait lieu le colloque annuel du RESIPROC «La profession de communicateur : parcours atypiques et recherche de statut» (voir l’appel à communication).

Vous trouverez ci-après les captations des participantes et participants qui ont accepté que soit diffusée leur présentation.

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AAC – Colloque annuel du RESIPROC sur les parcours des communicateurs professionnels

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Appel à communications
Colloque annuel du RESIPROC 2017
11 et 12 mai 2017 | Université McGill (Montréal, Canada)

La profession de communicateur : parcours atypiques et recherche de statut

La profession de communicateur ou de communicatrice n’est pas un parcours unidirectionnel. Bien que les institutions d’enseignement de même que les associations professionnelles tentent, depuis nombre d’années, d’en baliser les trajectoires (Baillargeon et al., 2013), la complexité et la transdisciplinarité traversant la fonction communication dans les organisations rendent impossible – fort heureusement pourrait-on dire – de circonscrire les contours de ce qui fait “professionnel” en communication. Journalistes se convertissant aux relations publiques ou devenant producteurs de contenus (Baillargeon et al., 2016; Bernier et al., 2005); mathmen constituant les nouveaux communicateurs à l’aune du big data (Couldry et Turow, 2014; Messinger, 2014); responsables des RH endossant la fonction de communicateur interne (Talal, 2013), sans compter les croisements entre politique, marketing et communication (Kugler, 2006 ; Stenger, 2012) : autant d’indices que cette profession “échappe inévitablement à toute maîtrise systématique” (Champy, 2009, p. 84). Ainsi, l’observation de la polysémie et de l’équivocité des titres d’emploi (David and Motulsky, 2010; de la Broise, 2013), les fréquents amalgames professionnels et bifurcations floutant les frontières, les dynamiques d’entrée et sortie dans la profession, le foisonnement de formations “en communication” au courant de la vie témoignent de cette recherche constante de légitimation. Ce colloque international, organisé par le Réseau international sur la professionnalisation des communicateurs (RESIPROC), propose donc d’observer et d’interroger l’atypie du parcours professionnel en communication de sorte à en révéler les enjeux, les impacts sur la pratique effective de même que les tensions qu’elle engendre chez les praticiennes et praticiens, les associations et les milieux de formation. De plus, sept ans après la Grande enquête : vers une meilleure connaissance des pratiques en communication dans les organisations canadiennes (David & Motulsky, 2011), qui avait donné le coup d’envoi à la mise sur pied du RESIPROC, ce colloque sera l’occasion de présenter la deuxième édition de cette grande enquête menée auprès de plus de 700 professionnels de l’industrie.

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AAA – Trajectoires professionnelles en communication : atypies, hybridités et temporalités

Appel à articles – Communication & professionnalisation, vol.6, 2018

(Anciennement les Cahiers du Resiproc)

Les trajectoires professionnelles dans les métiers de la communication sont notoirement connues pour être atypiques. Bien que depuis de nombreuses années, nous ayons assisté à des tentatives de standardisation dans les établissements d’enseignement et dans les associations professionnelles (Baillargeon et al., 2013), souvent sous le coup d’une recherche de positionnement que d’un seul désir de rendre professionnelle la communication, les parcours professionnels des communicateurs demeurent hétérogènes (Coutant, 2009). La nature fondamentalement transdisciplinaire ou pluridisciplinaire de la communication appelle des professionnels aux compétences multiples, et aux postures éthiques parfois contradictoires (Maas et al., 2017). Se retrouvent ainsi confrontés des praticiens provenant de spécialisations aussi diversifiées que la sociologie, le marketing, la gestion, les ressources humaines, la politique, la psychologie.

Aussi voit-on des phénomènes de légitimation et de professionnalisation probants de cette atypie : capital professionnel bâti par « hopping » (McLeod, O’Donohoe et Townley, 2011; Nixon, 2003; Pratt, 2006) ou par des dynamiques de liens marchands (Cochoy, 2012); forte rhétorique sur le savoir, à défaut d’une pratique standardisée (Alvesson, 2004); quête constante et ambivalente d’un idéal déontologique et éthique (Maas et al., 2017); polysémie et équivocité des titres d’emploi (David et Motulsky, 2010); identification (ou «désidentification») à un statut professionnel (Jeffrey, Brunton, 2012); contestation du terme «professionnalisme» et croisement (nexus) d’importants questionnements théoriques et pratiques (Cheney et Aschcraft, 2007).

Cette quête incessante d’une professionnalité aboutit à une prolifération de formations et de certifications aux formats comme à la rigueur variables  (de la Broise et Morillon, 2014). Ainsi, les professionnels de la communication offrent des temporalités biographiques (Bessin, 2009; Dubar, 2004) atypiques, marquées par des retours aux études, de la formation tout au long de la vie, des oscillations entre projets personnels et projets professionnels, emploi en organisation et travail autonome ou consultation.

Par ailleurs, malgré des efforts de standardisation de la profession, la communication continue d’être le théâtre d’hybridations professionnelles. Les journalistes deviennent relationnistes ou producteurs de contenus (Baillargeon et al., 2016; Bernier et al., 2005); les mathmen deviennent les nouveaux communicateurs à l’aune du big data (Couldry et Turow, 2014; Messinger, 2014); les responsables des RH endossent la fonction de communicateur interne (Talal, 2013). Soulignons aussi les fertilisations croisées entre politique, marketing et communication (Kugler, 2006 ; Stenger, 2012) Bref, autant d’indices que cette profession “échappe inévitablement à toute maîtrise systématique” (Champy, 2009, p. 84).

Depuis le lancement, en 2011, du RESIPROC, entre autres sous le coup du dévoilement de la Grande enquête sur les pratiques généralement admises (David et Motulsky, 2010), les activités du Réseau ont pu relever l’atypie des parcours des professionnels, dont la reconnaissance demeure constamment à faire. Soumise à des tensions (Baillargeon et al. 2013), à des dispositifs d’apprentissage instables (Lépine et David, 2014), à des transformations portées par le numérique (Coutant et Domenget, 2015), des prescriptions et des dynamiques d’émancipation (Brulois et al., 2017); des tensions éthiques (Maas et al., à paraître), cette professionnalisation reste à légitimer.

Pour cette 6e parution de Communication & professionnalisation, les auteurs sont invités à soumettre des réflexions théoriques, empiriques ou pratiques sur les trajectoires des professionnels de la communication.

Plus particulièrement, mais de façon non exclusive, sont attendues des réflexions portant sur les quatre axes suivants :

  1. les différentes temporalités professionnelles des communicateurs : temps de formation et temps professionnels; les chevauchements de ces temporalités et les dynamiques socioprofessionnelles (mise à jour nécessaire des connaissances, mutation des pratiques sous le coup du numérique, mondialisation et mobilité, injonctions des associations professionnelles, etc.) les engendrant;
  2. les hybridités des parcours : comment différentes professions se chevauchent, se contaminent, se combinent avec les tensions que ces amalgames génèrent et participent ou non à la professionnalisation;
  3. l’(a)typie des parcours de formation, qu’ils soient institutionnalisés ou non, de même que les rationalités derrière leur existence;
  4. les vecteurs influant ces trajectoires, qu’ils soient d’ordres déontologiques, économiques, éthiques, politiques, sociotechniques.

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