Archives pour la catégorie recherche en cours

Deuxième étude sur les pratiques professionnelles en communication au Canada

tudeMarc D. David, Bernard Motulsky, Marie-Eve Carignan, Alexandre Coutant, Nadège Broustau, membres actifs du RESIPROC, lancent la deuxième étude sur les pratiques professionnelles en communication au Canada.

Les professionnelles et professionnels de la communication sont invités à participer à la deuxième édition de l’étude sur les pratiques professionnelles de communications au Canada. Cette étude inédite permettra de mettre à jour et de modéliser les différentes pratiques professionnelles en communication au sein des entreprises et organismes canadiens.

Les participants contribueront ainsi, par leurs réponses, à l’avancement des connaissances scientifiques dans le domaine des pratiques professionnelles en communication. Des résultats de cette recherche seront par la suite diffusés au sein de l’industrie des communications et du marketing. Les réponses à ce questionnaire resteront totalement anonymes et strictement confidentielles.

Le questionnaire ne devrait pas prendre plus de 10 minutes à remplir.

Pour toute question concernant ce sondage vous pouvez joindre :

Marc D. David, professeur
+1-819-821-8000, p. 61317
info.recherche.flsh@usherbrooke.ca

Cette étude fait suite à la première Grande enquête sur les pratiques généralement admises en communication, qui avait donné le coup d’envoi aux activités du RESIPROC, en mai 2011.

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Appels à communication émanant de membres du RESIPROC

Plusieurs membres du RESIPROC participent à des appels à communication, que nous partageons ici.

AAC / Explorer la nature paradoxale des organisations hybrides

Les organisations hybrides sont mues par des valeurs, des idéaux et des mécanismes hétérogènes qui produisent des tensions qui les fragilisent.  À partir d’un dialogue entre professionnels et chercheurs, ce colloque explore les approches, méthodes, concepts et pratiques permettant de rendre compte de ces tensions et de la manière dont elles constituent l’hybridation organisationnelle.

Date limite d’envoi des communications : 10 février 2017.


AAC / Communiquer (sur) la radicalité

La radicalité politique – objet de nombreuses études en sociologie de l’action collective, mais aussi en philosophie – constitue un terrain d’enquête particulièrement fertile au regard de la variété des corpus qu’elle nourrit et des mobilisations qu’elle porte à gauche comme à droite. Lieu travaillé par des luttes symboliques visant la définition de la réalité (que celle-ci soit sociale, historique ou empirique), la parole radicale ressemble à cette « arène en réduction » dont parle Mikhaïl Bakhtine (1977 [1929] : 67). Une arène où s’illustrent, s’entrecroisent et s’affrontent visions du monde, idées, projets et dynamiques contradictoires. Ceci dit, malgré l’intérêt du terrain, les recherches dédiées à la radicalité, en communication politique comme en sciences du langage, n’en restent pas moins marginales. C’est à ce vide (au moins relatif) qu’entend répondre la présente journée d’étude en réunissant chercheurs pluridisciplinaires, professionnels et praticiens de la communication publique et politique.

Date limite d’envoi des communications : 15 février 2017

[Extension] AAA : Créativité et organisation : une tension communicationnelle

Deux membres du RESIPROC, Dany Baillargeon et Alexandre Coutant, lancent un appel à article :

Créativité et organisation : une tension communicationnelle

Nouvelle date limite de réception des propositions :
31 janvier 2017

 Nombre d’auteurs ont abordé la relation organisation et créativité du point de vue de la gestion de l’innovation (Auger, 2009 ; Hauch, 2002 ; King, 1990 ; Paris, 2007), du climat ou, encore, des conditions facilitatrices (Amabile et al., 1996). Plusieurs ont investi le champ des industries créatives et de la sociopolitique de la créativité et de l’innovation, tentant de repérer les conditions socioéconomiques produisant des externalités créatives (Delgado, Porter et Stern, 2010 ; Florida, 2003 ; Hutton, 2006 ; Simon, 2009).

 Toutefois, la dimension communicationnelle est souvent occultée, comme si les fonctions et les structures se vivaient hors des interactions et des relations (Trujillo, 1983).

 Ainsi, quel rôle joue la communication organisationnelle dans sa dissémination, sa légitimation ou, à l’inverse, son inhibition ? Comment, d’un point de vue communicationnel, performe-t-on ou incarne-t-on la créativité au sein des organisations (Cooren, 2010 ; Gaertner, 2010), et comment se transmettent et se débattent les différentes idéologies de la créativité (Baillargeon, 2014 ; Hackley et Kover, 2007) entre les corps de métiers (Drazin, 1990, Drazin et al., 1999 ; Hirschman, 1989), malgré l’apparente incommunicabilité de la nature même de la création (Paris, 2010). Ainsi, nous proposons d’encourager l’étude de la créativité en interrogeant le caractère constitutif ou organisant des tensions, des performances et des discours faits au nom de cette créativité.

Pour plus de détails sur les modalités de proposition, les axes à développer, consultez l’appel à communication à l’adresse suivante : http://communiquer.revues.org/1839

AAA : Créativité et organisation : une tension communicationnelle

Deux membres du RESIPROC, Dany Baillargeon et Alexandre Coutant, lancent un appel à article :

Créativité et organisation : une tension communicationnelle

Date limite de réception des propositions : 15 décembre 2016

 Nombre d’auteurs ont abordé la relation organisation et créativité du point de vue de la gestion de l’innovation (Auger, 2009 ; Hauch, 2002 ; King, 1990 ; Paris, 2007), du climat ou, encore, des conditions facilitatrices (Amabile et al., 1996). Plusieurs ont investi le champ des industries créatives et de la sociopolitique de la créativité et de l’innovation, tentant de repérer les conditions socioéconomiques produisant des externalités créatives (Delgado, Porter et Stern, 2010 ; Florida, 2003 ; Hutton, 2006 ; Simon, 2009).

 Toutefois, la dimension communicationnelle est souvent occultée, comme si les fonctions et les structures se vivaient hors des interactions et des relations (Trujillo, 1983).

 Ainsi, quel rôle joue la communication organisationnelle dans sa dissémination, sa légitimation ou, à l’inverse, son inhibition ? Comment, d’un point de vue communicationnel, performe-t-on ou incarne-t-on la créativité au sein des organisations (Cooren, 2010 ; Gaertner, 2010), et comment se transmettent et se débattent les différentes idéologies de la créativité (Baillargeon, 2014 ; Hackley et Kover, 2007) entre les corps de métiers (Drazin, 1990, Drazin et al., 1999 ; Hirschman, 1989), malgré l’apparente incommunicabilité de la nature même de la création (Paris, 2010). Ainsi, nous proposons d’encourager l’étude de la créativité en interrogeant le caractère constitutif ou organisant des tensions, des performances et des discours faits au nom de cette créativité.

Pour plus de détails sur les modalités de proposition, les axes à développer, consultez l’appel à communication à l’adresse suivante : http://communiquer.revues.org/1839

Appel à articles : Les questions d’éthique et déontologiques dans la professionnalisation des communicants

Le colloque international qui s’est tenu à Agadir du 18 au 20 mai 2016 a permis d’interroger la notion d’éthique en lien avec la professionnalisation des communicants au travers de différents aspects. La revue Communication et professionnalisation lance un appel à articles pour son numéro 5 afin d’approfondir la réflexion autour de six points non exclusifs (des propositions liées au sujet général mais non directement liées à un des points suivants sont acceptables) :

  • La formation des communicants à l’éthique de la communication
  • Régulation de la profession : production et réception des chartes, codes…
  • Les modèles de prise de décision éthique des communicants dans le contexte organisationnel actuel
  • La relation entre éthique des communicateurs et RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises)
  • Interculturalité, communication et éthique.
  • La communication responsable

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Mesurer les actions de communication. Les conséquences ambivalentes de la mesurabilité d’Internet

Les outils de mesure sur internet réactivent une problématique déjà bien connue des communicateurs. Sommés de faire la preuve de l’efficacité de leurs actions, ces derniers ne peuvent en effet pour autant s’appuyer sur des résultats tangibles et indiscutables. Ainsi retrouve-t-on, par exemple, dans de nombreux manuels de communication, la célèbre formule attribuée à John Wanamaker et illustratrice de la position des annonceurs : « je sais qu’un dollar de publicité sur deux ne sert à rien, mais je ne sais pas quel est ce dollar ».

Cette tension initiale rendant complexes les rapports entre les communicateurs et leurs clients est certainement pour beaucoup dans la propension des premiers à s’exprimer sur le rôle de « la comm’ » : en l’absence de preuves irréfutables de son importance, il devient nécessaire de construire un discours d’accompagnement justifiant celle-ci (plus de détails dans cet article). Cependant, ce discours repose traditionnellement sur une opposition à la volonté de mesure systématique appliquée aux actions de communication. Les praticiens soulignent alors la complexité des retombées que celles-ci peuvent avoir, touchant beaucoup à des questions de représentations qui ne se laissent pas toujours synthétiser par un nombre de vues ou un impact directement repérables dans les ventes.

BernbachLe développement de la communication sur Internet a permis de simplifier plusieurs de ces points de tension, notamment dans la communication « push » classique. La traçabilité permise par ce support a rendu possible de fournir des chiffres précis sur le nombre de vues, de clics et de transformations provoqués par chaque campagne. Un langage commun fondé sur la mesure s’est donc institué entre annonceurs et communicateurs sans que ceux-ci ne s’en plaignent. Un grand pan de la publicité sur Internet, plutôt ciblé en fonction de mots-clés ou de thèmes précis abordés sur les sites fréquentés, partage effectivement avec le marketing direct ou la publicité sur le lieu de vente un objectif de ventes qui justifie le recours à des mesures d’efficacité en lien direct avec celles-ci1.

On remarquera même que cette mesurabilité est régulièrement devenue un argument de communication pour les acteurs de l’économie d’Internet (Rebillard, 2007). Face au désenchantement provoqué par l’effondrement de la bulle des années 2000, les discours d’accompagnement du tournant « participatif » d’Internet ont en effet fait force appel au caractère phénoménal des chiffres (Bouquillion, Matthews, 2010). C’est ainsi que des taux de croissance en terme de comptes créés de plus de 100 % par an ou des volumes de contenus partagés dépassant allégrement le million par minute ont été mis en avant pour témoigner de la nécessité pour les organisations d’investir ces nouveaux espaces communicationnels, cette seule dimension volumétrique court-circuitant la réflexion sur la valorisation de cette participation ou de cette audience.

Néanmoins, on peut se demander si cet apparent terrain d’entente entre communicateurs et annonceurs ne constitue pas une victoire à la Pyrrhus pour les premiers. Les mesures permises par Internet focalisent effectivement sur la visibilité d’un contenu ou le lien avec une action de l’internaute : afficher un contenu dans la zone visible de la page, cliquer sur une publicité, effectuer un achat, etc. Au fur et à mesure qu’Internet se voit affecter un plus grand rôle dans les stratégies de communication des entreprises, les objectifs de communication peuvent pourtant se révéler plus larges. Aux questions de notoriété et de ventes s’ajoutent des questions d’attitudes envers les entreprises et leurs produits ou de branding qui redeviennent difficiles à mesurer. Cependant, justifier de ce flou lorsqu’il s’agit d’évaluer les évolutions des représentations envers une marque ou du rôle d’un vecteur précis dans une démarche globale de communication s’avèrent d’autant plus délicat que les annonceurs ont été habitués à se voir présenter des chiffres permettant d’envisager le retour sur investissement de chaque action.

On court alors un double risque. Le premier consiste à voir la communication de plus en plus soumise à une logique d’évaluation relevant de l’unique promotion des ventes. Le second réside dans l’imposition d’évaluations support par support à des stratégies 360 censées jouer sur la complémentarité des relations permises par chacun de ces supports, et où, en toute logique gestionnaire, ceux permettant un lien avec les ventes risquent d’être préférés.

C’est ainsi qu’il devient difficile de justifier un lien qualitatif noué par une marque avec une audience sur des médias socionumériques si celui-ci ne débouche pas sur des ventes, alors que le contexte ne s’y prête pourtant pas. C’est ainsi aussi que la fonction des community managers, consistant en grande partie à éviter des crises ou à repérer des signaux faibles, peine à être reconnue puisqu’il est peu probable de pouvoir rendre compte de tout ce qui n’a pas eu lieu grâce aux actions mises en place. Les conséquences en matière d’affectation de budget ou de pérennité des postes sont patentes.

L’International Advertising Bureau (IAB), dont l’une des fonctions consiste à proposer des standards d’évaluation des actions de communication, a proposé plusieurs livres blancs à propos d’Internet qui sont disponibles sur son site. Ils ont le grand intérêt de distinguer des espaces au sein de ce support et de suggérer des indicateurs de performance différent selon les contextes. Ainsi, les médias socionumériques se voient associer des métriques plus en lien avec la viralité et les interactions provoquées. Il s’agit d’un premier pas permettant de lutter contre la réduction de la communication à la promotion des ventes. Cependant, ces mesures reposent encore sur les actions des internautes, seul élément mesurable. Or, celles-ci ne rendent pas compte de tout : la plupart des internautes ne manifesteront pas qu’ils ont vu ou apprécié un contenu par l’intermédiaire d’une action mesurable. De même, la complexité d’une attitude envers une marque et de son évolution ne se traduisent pas nécessairement ou ne sont pas fidèlement retranscrites dans une action. Enfin, la plupart de nos actions demeurent équivoques. Il convient donc pour les communicateurs de continuer à lutter pour faire reconnaître la non mesurabilité d’une partie de leur action et d’argumenter en faveur de la prise en compte de la globalité d’une stratégie. Il en va de la reconnaissance de la fonction communication dans sa spécificité ou de sa soumission aux contraintes d’autres logiques, notamment commerciales ou marketing.

Il est toujours aussi difficile de savoir quel dollar ne sert à rien…

1 Même si les critères permettant ces mesures peuvent être discutés.

Lancement de la 2e étude sur les pratiques professionnelles en communication au Canada

Les professeurs Marc D. David, de l’Université de Sherbrooke, Marie-Eve Carignan, de l’Université de Sherbrooke, et Nadège Broustau, de l’Université du Québec à Montréal, en partenariat avec Ipsos Canada, TC Transcontinental, l’Association des agences de publicité du Québec (AAPQ) et l’Association des professionnels de la communication et du marketing (APCM), lancent aujourd’hui la deuxième édition de l’Étude sur les pratiques professionnelles en communication au Canada. Cette étude inédite permettra de mettre à jour et de modéliser les différentes pratiques professionnelles en communication au sein des entreprises et organismes canadiens. En questionnant les praticiens dans les différents domaines des communications à travers le Canada, les chercheurs souhaitent également mettre à la disposition de l’industrie un portrait réaliste de la place et du rôle des communications aujourd’hui dans les organisations. Cette deuxième édition de l’Étude permettra de mieux comprendre le contexte organisationnel, les acteurs impliqués ainsi que les dynamiques régissant les pratiques professionnelles en communication au Canada, en plus de suivre l’évolution des changements reliés aux pratiques d’affaires de l’industrie depuis la première édition de cette étude, il y a 5 ans. La participation à l’étude se fait de manière électronique. Le questionnaire anonyme est disponible en ligne, et y répondre prend approximativement une dizaine de minutes. Tous les professionnels canadiens des communications sont invités à y répondre et à partager l’invitation dans leurs réseaux. Des résultats de cette recherche seront par la suite diffusés au sein de l’industrie des communications et du marketing ainsi que dans le milieu académique.

Les résultats partiels seront présentés le 29 mai prochain lors d’un colloque organisé par le RESIPROC au campus de Longueuil de l’Université de Sherbrooke.

Renseignements :

Marie-Eve Carignan, professeure
Université de Sherbrooke
Téléphone : 819-821-8000, p. 63120