Plusieurs membres du RESIPROC se retrouvent dans les actes du colloque Org&CO 2024 « Sens, sensible, insensé en communications organisationnelles ». S’étant tenu les 29 et 30 avril 2024, ce colloque a été piloté par Valérie Lépine et Laurent Morillon.
Plusieurs membres du RESIPROC ont lancé, au cours des derniers mois, des ouvrages proposant des regards pratiques, critiques et théoriques sur différentes sphères de la communication professionnelle.
« Au-delà des préconceptions et des représentations de sens commun, que sait-on des réalités du travail de communication et des personnes qui s’en occupent jour après jour ? Qu’en est-il du rôle qu’elles jouent, à petite et à grande échelle, dans la production et la circulation des images, des discours et des représentations qui tissent la trame des espaces publics et qui teintent la vie collective ?
Sans pour autant l’ignorer, la perspective présentée ici s’éloigne de l’approche stratégique et organisationnelle habituellement empruntée en relations publiques (RP). Elle se penche plutôt sur la pratique en tant que phénomène social et sur les enjeux qui l’entourent. Offrant un regard critique ancré dans une approche sociale et culturelle de la pratique des RP, cet ouvrage tente de mieux comprendre les dynamiques qui sont constitutives de la communication publique contemporaine.
Il se divise en deux grands axes. D’abord, l’importance de la présence des RP dans nos sociétés contemporaines, ainsi que les approches critiques et socioculturelles des RP sont explorées. Une analyse de la pratique contemporaine des RP est ensuite proposée.
Le phénomène des relations publiques : regard critique sur la pratique veut offrir aux étudiants et aux étudiantes ainsi qu’aux spécialistes de la communication, mais aussi à l’ensemble du public, des pistes pour mieux comprendre le rôle des RP dans notre société ».
Sous la direction de Nicolas Bencherki, Coline Sénac, Consuelo Vásquez
« Au cours des dernières années, de nombreux chercheurs et chercheuses ont élaboré un ensemble d’approches théoriques (systémiques, fonctionnalistes, interprétatives, critiques ou constitutives) pour penser la communication et rendre compte de son pouvoir organisant. Cependant, la majorité de ces travaux ont été publiés en anglais et peu de ressources existent pour l’enseignement, en français, de ces approches.
Cet ouvrage collectif vient combler ce manque en présentant une application pratique des théories en communication organisationnelle à travers 16 études de cas. Ainsi, l’objectif premier de ce livre est de montrer comment les approches récentes permettent de comprendre les défis auxquels font face les organisations et celles et ceux qui les peuplent et les font vivre.
Les études de cas portent sur une diversité de thématiques, comme le pouvoir et l’autorité, les technologies numériques, la créativité et l’entrepreneuriat, la culture organisationnelle et l’interculturalité, ainsi que l’affect et la souffrance au travail. Celles-ci s’ancrent dans des contextes québécois et francophones, proches de la réalité et des préoccupations des étudiantes et étudiants.
En complément au présent ouvrage, un guide d’enseignement offrant des outils pédagogiques pour l’enseignement de la communication organisationnelle sera fourni sur demande ».
Sous la direction de François Cooren et Marie Reumont
« Qui n’a jamais entendu dire qu’une organisation souffrait d’un « manque de communication » ou qu’une équipe devait « apprendre à mieux communiquer » ? Ces expressions, aussi banales soient-elles, traduisent de réels enjeux liés au rôle clé que joue la communication dans toute forme organisée. Pour s’organiser, c’est-à-dire pour agir collectivement d’une manière minimalement coordonnée et efficace, il faut, en effet, pouvoir communiquer les uns avec les autres afin, entre autres, de partager des informations, convaincre les autres du bien-fondé de notre position, ou encore définir des priorités collectives. Alors que la communication est souvent comprise comme relevant seulement du service des communications d’une organisation, ce manuel montre qu’en fait, il ne peut y avoir d’organisation sans communication. Autrement dit, la communication doit être comprise comme constitutive, c’est-à-dire, essentielle à tout processus organisationnel. Afin d’examiner les tenants et aboutissants de cette thèse originale, les chapitres de ce manuel proposent d’aborder des thèmes classiques du monde organisationnel en mettant de l’avant, à chaque fois, leur dimension communicationnelle. Qu’on parle de culture ou d’identité organisationnelle, de leadership ou de résistance, de collaboration ou de gestion de crise, l’ambition est toujours de montrer comment ces phénomènes et ces pratiques peuvent être repensés en mettant, en particulier, l’échange et l’interaction au coeur de tous ces processus. Au final, ce manuel invite ses lecteurs et ses lectrices à penser la communication au-delà de la simple transmission d’informations en faisant la promotion d’une vision beaucoup plus dialogique de l’organisation ».
Le revue Communication et organisation lance un appel à contributions sur le thème « Dynamiques contemporaines de la communication interne » sous la direction de Vincent Brulois et Valérie Lépine.
Les résumés sont attendus pour le 29 janvier 2024.
Ce numéro de se propose de « […] réinvestir le domaine de la communication interne et de ses acteurs pour analyser les continuités mais surtout les dynamiques contemporaines dans une fonction désormais ancrée dans les organisations, pour des acteurs maintenant formés à la communication en majorité, et pour un champ de recherche à présent structuré et structurant pour les SIC. Pour ce faire, nous avons privilégié trois focales qui portent les questionnements : sur la fonction elle-même, sur la recherche scientifique, sur la dimension internationale. »
Dates du colloque : 15-16 mai 2024 Lieu : Université d’Ottawa Format : sur place et en ligne Responsable : Ivan Ivanov, Université d’Ottawa Co-Responsable : Aris Somda, Université d’Ottawa
Les propositions doivent être rédigées en français et envoyées par courriel à: iivanov@uottawa.ca et ykusiele@uottawa.ca avant le 5 février 2024.
L’objectif général de ce colloque est de comprendre les enjeux sociaux et organisationnels contemporains à travers lesquels les crises redessinent l’ordre mondial. Il souhaite ainsi faire dialoguer des théories, des approches et des études de cas interdisciplinaires, internationales et variées dans le domaine de la communication, de la gestion de crise et des disciplines connexes (l’information, le marketing, les relations publiques, la sociologie, la psychologie, la criminologie, les sciences politiques, le droit et l’administration parmi d’autres). Le colloque vise à faciliter les débats portant sur les approches novatrices ou peu explorées jusqu’à présent ainsi que de dévoiler, juxtaposer et croiser des terrains, des cadres d’analyse et des méthodes de recherche innovants ou renouvelés. Le colloque fera ainsi dialoguer les travaux francophones et internationaux issus des courants traditionnels, post- modernes, post-humanistes, critiques et constitutifs, tant au niveau des problématiques que des approches, des méthodologies, des terrains de recherches et de leur application dans différents contextes et études de cas. Pour ce faire, le colloque s’organisera autour de trois axes.
Axe 1 Des épisodes cosmologiques aux crises «ordinaires» : diversité, uniformité et complémentarité des terrains, des cas et des approches de gestion et de communication de crise
Axe 2 Les crises entre rupture et continuité, entre désorganisation et organisation : élaboration et transformation «en train de se faire» des stratégies et des pratiques organisationnelles
Axe 3 Objets techniques, technologies numériques et intelligence artificielle : sources, accélérateurs ou panacées des crises?
La mondialisation généralisée et les phénomènes associés de globalisation et de multipolarisation, d’interconnexions et d’interdépendances, de numérisation ont complexifié tout à la fois l’appréhension des sociétés contemporaines et leurs évolutions. Les grands défis du XXIe siècle concernent désormais tant l’écologie, le climat, les mobilités et les énergies que la santé, l’alimentation, le numérique ou encore la sécurité et les grands (dés)équilibres internationaux. Ce contexte contraint l’ensemble des acteurs socio-économiques à une agilité accrue, une identification quasi instantanée des opportunités et freins ainsi qu’à une prise de décisions répondant aux injonctions de l’immédiateté et de l’efficacité mais aussi, parfois, à de la résilience. Car depuis les années 1970, les organisations en général et les entreprises en particulier agissent et participent à une concurrence à la fois nationale et internationale, à une globalisation des secteurs d’activités, à une exigence financière croissante ainsi qu’à des crises récurrentes (colloque Org&Co, Mons 2022). Engagées dans une quête continue de productivité, ces organisations adaptent leurs structures et leurs formes.
Pascale CAIDOR (Université de Montréal), Mirjam FINES-NEUSCHILD (Université Concordia) et Josianne MILLETTE (Université Laval) lancent un appel à communication pour la revue Communiquer, qui fait un bel écho à la journée d’études sur «La professionnalisation en communication au prisme du genre, de la diversité et de l’inclusion» à laquelle avaient justement contribué Pascale Caidor et Josianne Millette.
Cet appel vise à recueillir des articles autour du thème des diversités et des pratiques inclusives dans le domaine de la communication. […]
Une grande partie de la recherche sur les diversités dans le domaine des communications s’est ainsi intéressée à la diversité et l’inclusion au sein des milieux de travail (Bendl et al. 2015 ; Konrad et al. 2005 ; Mundy, 2016) et aussi à l’expérience des groupes minoritaires en tant que professionnels en communication (Edwards, 2022). Le thème des diversités et de l’inclusion dans une perspective de justice sociale devient ainsi une clé de lecture pour la compréhension des initiatives qui ont pour but de promouvoir et de valoriser ces diversités plus particulièrement dans les organisations. Par exemple, cette littérature aborde des questions comme les discriminations à l’égard des femmes et des minorités ethniques dans le cadre du travail en communication (Aldoory, 2005 ; Daymon et Demetrious, 2013 ; Waymer, 2010). Les questions liées à la diversité et à l’inclusion deviennent donc des incontournables autant au sein du secteur de la pratique que dans le domaine de la recherche. Cette proposition veut rendre compte « des diversités » en tant qu’objets d’études, mais aussi en tant que pratiques concrètes ayant des conséquences organisationnelles et sociales.
Dans cette perspective, nous sollicitons des articles au sujet des diversités et des pratiques de communication visant une justice sociale. Ces propositions pouvant être d’ordre varié (théorique, méthodologique ou empirique) toucheront l’un des quatre axes […].
Apprenti(e) chargé(e) de projets numériques – Service de la Transformation Numérique et Logistique (STNL)
Sous la responsabilité de l’adjointe à la chefferie de service, vous serez rattaché(e) à un chef de projet avec qui vous collaborerez et aurez deux objectifs principaux :
Piloter et concevoir les formations e-learning de prises en main des outils.
Accompagner le chef de projet SI sur de l’Assistance à Maîtrise d’Ouvrage (AMOA)
Formation exigée
Vous êtes actuellement en formation dans le secteur numérique & IT, niveau master 1 ou 2 ou école d’ingénieur avec spécialisation en conduite de projets numériques et innovation.
Vous avez dans votre formation un volet sciences humaines.
Compétences
Vous avez des bonnes capacités rédactionnelles.
Vous maîtrisez le pack Office 365 et connaissez l’outil de collaboration Teams.
Vous avez une ou plusieurs expériences concrètes de mise en œuvre de projets SI ou autres.
Capacité à s’approprier une stratégie IT
Capacité à traduire, à synthétiser et à mettre en avant les informations.
Andrea Catellani, membre actifi du RESIPROC, Caroline Sauvajol-Rialland et François Allard-Huver lancent aujourd’hui le livre Les relations publiques, chez Dunod
Les relations publiques (ou publics) sont au cœur de la communication des organisations. À l’heure du 2.0, la relation est centrale. Les entreprises dialoguent avec des acteurs de plus en plus diversifiés, exigeants et imprévisibles : clients, partenaires, investisseurs, institutions, salariés, société civile… Cet ouvrage présente les essentiels de l’expertise de la relation. De façon synthétique et claire, il traite :
les définitions, l’histoire et les notions fondamentales des RP ;
l’éthique et les approches scientifiques des RP ;
les outils et modalités d’évaluation ;
les évolutions des RP à l’ère numérique.
Que vous soyez étudiant ou professionnel dans le domaine des RP, cet ouvrage sera pour vous un outil pédagogique de référence.
Voici un appel à articles qui pourra intéresser la communauté du RESIPROC.
Pour son numéro 60, la revue Études de communication lance un appel à articles sur le thème « Nouveaux ancrages de la veille en sciences de l’information et de la communication ». La date de clôture de l’appel est repoussé au 11 mars.
Ce dossier, coordonné par Audrey Knauf, Stéphane Goria et Stéphane Chaudiron, vise à réinterroger la veille, dans ses multiples formes, pratiques, processus, stratégies au regard des sciences de l’information et de la communication (SIC). Il s’intéresse ainsi aux méthodologies, théories et épistémologies mobilisées par les SIC pour étudier les usages, les pratiques, les méthodes, les dispositifs propres à la veille.